PARAVENT JAPONAIS BYOBU FIN XIXème

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Paravent (BYOBU)

Encre et lavis sur papier Japon , feuilles d'or et feuilles d'argent , brocardé de soie.

Epoque Meiji (1868-1912)

>> Période d'ouverture du Japon vers le reste du Monde qui entraine des changements profonds tant sur le plan social que culturel. (Education obligatoire, début de la démocratisation).

Les informations sur les pigments et BYOBU ci-dessous sont recueillies sur le site L'OPERATORIUM

"Byobu histoire japonaise des Murs à Vent"

Les BYOBU «mur à vent» sont des paravents japonais composé de 4 à 6 panneaux (ces derniers étant les plus communs). Ils servent de cloisons ou de décor pour les danses dans le contexte cérémoniel. Ils sont généralement ornés de décors de faune et de flore saisonnières, peints à la gouache sur un fond doré à la feuille d’or.

Les larges «aplats» d’or permettent de mettre en exergue la force tranquille d’éléments décoratifs comme les cyprès (Paine 1981) qui semblent surgir de la brume en invoquant une symbolique. La convention de ces «nuages-flottants» est plus ancienne encore que l’art classique Yamato-e. Il s’agit d’une tradition d’art académique chinois (dès le 4ème siècle) qui consiste à épurer un paysage en masquant certains détails par une couleur solide, dans le but de mettre en valeur des éléments symboliques. Il s’agit souvent de scènes narratives, avec des plans en coupe de temples.

Les Byobusont des paravents japonais pliables, composés de plusieurs panneaux montés de façon mobile. Les panneaux sont formés de châssis en bois recouverts de soie, ou de plusieurs couches de papiers fins.

Emprunté aux Chinois, le paravent à six panneaux est le plus commun durant la période Nara (646–794), il est alors tendu de soie. Les peintures sur chaque panneaux sont ceintes d’un brocart de soie, et enchâssées individuellement dans un cadre en bois. Les panneaux sont ensuiteassemblés les uns aux autres avec des liens de cuir ou de soie.

A la période Edo (1603-1868), les samuraïs affectionnent particulièrement les byobu qui relèvent alors de la représentation sociale. La classe marchande connait un réel essor face à la demande. La fabrication artisanale se transforme en industrie, et des familles entières se spécialisent dans leur création et transmettent leur savoir de père en fils. A cette période apparaît le cadre externe en bois laqué noir ou rouge foncé, auquel s’ajoutent des pièces métalliques ornementées pour protéger les coins.

Les chrysanthèmes représentent l’immortalité au Japon. Le blason de la famille impériale, par exemple, représente un chrysanthème à 16 pétales doubles. Bien que ni le choix de la fleur nationale, ni celui de l’emblème national ne soient décidés par la loi, le chrysanthème, en tant que symbole du Japon, est visible sur les passeports, sur les pièces de monnaie et même à l’entrée des établissements diplomatiques japonais à l’étranger.

Initialement originaires de Chine, les chrysanthèmes ont été introduits au Japon dès la période de Nara (710-794), en tant que plantes médicinales. Puis à l’époque de Heian (794-1185), ils apparaissent dans de nombreux poèmes du recueil Kokin wakashû. Ainsi, les chrysanthèmes, qui avaient été considérés comme des plantes médicinales furent plus tard prisés par la cour pour leur beauté. Et c’est l’empereur Go-Toba (1180-1239), qui fit du chrysanthème son propre sceau. Le lien qui se créera à ce moment-là entre la Maison impériale et le chrysanthème sera indéfectible.

Au fil des siècles, l'école de Kano se composait de nombreux studios où des groupes d'artisans bien formés et habiles travaillaient ensemble pour servir des clients de presque toutes les classes riches, y compris les samouraïs, l'aristocratie, le clergé bouddhiste, les sanctuaires shintoïstes et les marchands de plus en plus riches. Alors qu'ils gardaient leurs secrets de production étroitement gardés, en partie en s'appuyant sur des liens familiaux, des apprentissages et des cahiers, la popularité et la notoriété de l'école de Kano ont conduit à la création de ramifications dans de nombreuses villes. Le style de l’école de Kano a été transmis encore plus largement par des artistes formés par des peintres de Kano mais sans lien officiel avec les studios familiaux, et par des artistes rivaux imitant leur style pour répondre aux demandes des clients. En 1600, la branche principale de l'école Kano déménage de Kyoto à la nouvelle capitale d'Edo, à la suite de leurs principaux mécènes, le shogunat Tokugawa. Le membre le plus titré de l'école Kano à l'époque d'Edo fut Kano Tan'y (1602–1674), qui fut nommé peintre en résidence du shogun à l'âge de quinze ans et fut chargé de décorer plusieurs des châteaux les plus importants de le jour. Conformément à l’accent mis par les Tokugawa sur le contrôle social, Tan'y a créé un style plus sobre que la grandeur populaire à l’ère précédente de Momoyama, intégrant un intérêt renouvelé pour l’encre monochrome. Fin connaisseur, Tan’y a eu accès aux collections d’art les plus importantes de l’époque - un privilège qui avait profité au travail de ses prédécesseurs - et a produit un certain nombre de cahiers annotés perspicaces sur les antiquités. Si l’étroite association de l’école de Kano avec le shogunat de Tokugawa a garanti leur prospérité tout au long de la période Edo, leur importance a décliné lorsque la fortune de leurs patrons a diminué. À la fin du XIXe siècle, l'école de Kano fonctionnait comme une assemblée conservatrice de peintres de plus en plus éclipsés par d'autres artistes.

Les plus grands artistes japonais sont issus de cette famille, et le style officiel est resté entre leurs mains pendant encore un siècles. Les montagnes s'évanouissent dans une brume de feuilles d or.

Techniques et pigments

Les peintures sur paravent débutent par un dessin préparatoire monochrome kaboku «encre éclaboussée» sur la teinte neutre, blanc-beige, du papier (ou de la soie). Le fond est ensuite délimité puis doré à la feuille, reconnaissable par des carrés.

L'ENCRE NOIRE SUMI, est obtenue par un mélange de suie et de colle animale nikawa. Elle vient de Chine, et sa fabrication remonte aussi loin que la création du papier, sans changement de composition depuis 500 après J.C.

Il existe deux types de sumi ; l’une vient de la suie de camélia ou de grains de raisins consumés yuenboku, sur le même principe que le noir de fumée occidental, sauf que cette encre a une teinte brune. Elle est alors appelée chaboku«encre brunâtre». L’autre provient de la suie du pin, elle est appelée shoenboku, ce qui signifie «encre bleutée». Les particules sont plus grosses que celles de yuenboku (grains de raisins).

Les pigments sont pressés dans un moule en bois avec la colle et un parfum. Les bâtons obtenus sont travaillés à l’eau sur la «pierre à encrer»suzuri. Cette étape de broyage à la main permet de relaxer l’esprit en préparation du dessin, assouplir la main qui va peindre et réduire la taille des particules. Les particules de yuenboku (grains de raisins) étant plus petites, elle se prête mieux à la calligraphie car les particules sont plus serrées et donc plus denses. On y ajoute de l’indigo avec ses particules encore plus fines, cette encre pénètre très rapidement dans le papier.Shoenboku, avec des particules 3-4 fois plus grosses, et plus habituel pour la peinture. Ces encres étaient utilisées dans des peintures monochromes chinoises. Dès le 7ème siècle, la technique apparaît au Japon, et les artistes japonais viennent colorer à l’intérieur des lignes monochromes : nihonga, littéralement, «peinture japonaise».

LE BLANC

Le choix de pigments à ce jour est très restreint et ne connaitra que très peu de changements, les plus importants étant le remplacement du blanc de plomb par du blanc de coquille d’huitres gofun (CaCO3). Il reste blanc et n’est pas toxique, et il est de plus en plus utilisés dès les 15ème et 16ème siècles. Les couleurs sont fréquemment mélangées avec le gofun pour obtenir des demi-teintes.

LES ROUGES

Les touches de rouge sont composées de cinabre.

LES BLEUS

Généralement, et comme pour toutes les demi-teintes, les Japonais procèdent par superposition de différents pigments. Ainsi, il est fréquent de rencontrer des effets de bleus délavés, avec comme des «fantômes» plus sombres qui apparaissent par transparence. Il s’agit dans ce cas précis d’une couche d’indigo, surmontée de couches de gofun mélangé à du bleu.

LES VERTS

Kincha (jaune-vert) et rokusho (bleu-vert)

Kincha a un fort pourcentage d’oxyde de fer, qui vient dushinsha (le cinabre qui est rouge) qui lui donne sa tonalité de vert tournant vers le jaune-orangé.

Le rokusho est un mélange de malachite et degunjoqui correspond à l’azurite. La Malachite est un carbonate de cuivre basique, et un minéral de formation secondaire dans la zone d’oxydation des sulfures de cuivre. Elle peut être aussi le produit de l’Azurite, instable à l’air libre, qui se transforme en Malachite par phénomène de pseudomorphose. C’est pour cette raison qu’on les trouve souvent mêlées, les deux minéraux partageant pratiquement la même formule chimique de base et le même système cristallin.

Le roshuko est traditionnellement employé pour patiner d’autre alliages en contact avec ces dernières. En l’occurrence, il peut être utilisé comme pigment pour produire une réaction chimique avec le fond doré kinpaku, qui peut être composé entièrement ou partiellement de feuille de cuivre. En conséquence, les aplats peuvent être dénaturés et présenter une hétérogénéité volontaire ou involontaire avec le temps.


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